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REFORME DES COLLEGES 2016

Un vent d’air frais face à l’échec scolaire et au décrochage de notre système éducatif.

Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche vient de présenter la réforme des collèges qui doit entrer en vigueur à la rentrée 2016. La droite et l’extrême gauche tentent de passionner le débat autour de cette réforme, criant au loup, faisant montre d’un conservatisme ahurissant, contreproductif et anachronique.

Cette réforme engagée par le président de la République, se situe dans une refondation globale de notre système éducatif, et a pour objectifs de lutter contre l’échec scolaire et le déclassement de celui-ci. Cette action prend place dans la continuité de la réforme du primaire, engagée par la loi du 8 juillet 2013.

Face aux cris d’orfraies des uns, aux inquiétudes réelles des autres, nous avons voulu poser un éclairage dépassionné sur cette grande avancée pour le collège autour de laquelle, nous serons interrogés par les citoyens.

Une réforme en 3 axes pour répondre à une réalité :

La réforme prend à bras-le-corps l’ensemble des aspects de la sphère éducative. Elle est globale, concernant simultanément les programmes, les pratiques d’enseignement et l’organisation pédagogique.

En effet, le collège hier vecteur d’ascension sociale s’est mué, à force de frilosité et de conservatisme, en amplificateur de relégation. En 10 ans, la majorité, de nos enfants, a régressé dans l’acquisition des fondamentaux : Français, Mathématique et Histoire-Géographie.

Un mot d’ordre central, des programmes progressifs et cohérents durant toute la scolarité obligatoire.

Des programmes repensés par les enseignants, les fondamentaux au coeur de la réforme :

800 000 enseignants, ont élaboré les nouveaux programmes. Une consultation de l’ensemble du corps professoral a eu lieu du 8 avril au 22 mai 2015. Ceci coupe court à la désinformation d’une réforme imposée par la ministre au mépris du corps enseignant. Une philosophie, mettre les acquis de l’élève au coeur de la pratique. Désormais, le programme, n’est plus ce que l’enseignant doit faire avec les élèves mais ce que les élèves doivent savoir et comment y parvenir. Ils sont moins prescriptifs, et l’enseignant est plus libre d’adapter sa pédagogie aux besoins des élèves. L’articulation des savoirs a simplement été revue pour une plus grande efficacité.

En français, les exigences des acquis sont revues à la hausse, pour ce faire, des éléments culturels et linguistiques, en particulier des langues anciennes, seront intégrés dans le programme de français. En effet on peut considérer que trop peu d’enfants aujourd’hui ont accès au Latin et au Grec, ce qui nuit à leur maîtrise étymologique du français et donc à leur accès à une bonne orthographe, qui se traduit à l’écrit comme à l’oral.

En mathématiques aussi l’apprentissage sera plus pratique, car ancré dans le quotidien des enfants, avec par exemple une transposition des enseignements théoriques dans l’aspect économique du quotidien. Il en ira de même, pour les mathématiques par rapport à la physique et la géométrie de leur quotidien. Ceci sera renforcé par l’interdisciplinarité, accroître la connaissance des mathématiques en les articulant avec d’autres disciplines.

L’apprentissage assuré de la première langue vivante dès l’école primaire, permet une plus grande implication de l’enfant dans celui d’une seconde langue vivante dès la 5ème (et non plus en 4ème) et permettra à tous, le plus tôt possible, l’accès à cette chance, de maîtriser trois langues vivantes.

Une plus grande liberté pédagogique pour un renforcement des acquis :

La mise en pratique interdisciplinaire des acquis à partir de la 5ème est l’approche retenue pour les renforcer. Au coeur de cette pédagogie de projet, Il s’agit de sortir du seul apprentissage théorique, pour mettre en oeuvre une pédagogie interactive, l’élève est amené à confronter ses acquis à son quotidien.

Cette nouvelle pédagogie vise à une plus forte implication de l’élève dans ses acquisitions, par une participation orale plus aisée, une concrétisation des savoirs. Elle se traduit également par un renforcement de la cohésion entre les élèves par le travail en équipe.

La démarche de projet sera inscrite au référentiel du diplôme national du brevet, la plaçant comme étant véritablement un outil d’acquisition du premier diplôme de l’enfant. Aussi l’option, que constituait jusqu’à présent le Latin, peut être intégrée au coeur d’un projet et ouvert à tous les élèves et non pas au seul demandeur de l’option. L’apprentissage du Latin peut s’en trouver renforcé.

Une attention à l’élève renforcée, par des parents mieux impliqués et le rôle des équipes pédagogiques renforcé :

Des plages horaires dédiées à l’accompagnement personnalisé de 3 heures en 6ème (année de transition primaire/ collège), puis 1 heure de la 5ème à la 3ème vont être mises en place pour vérifi er l’acquisition des fondamentaux et pour leur transmettre un savoir méthodologique. De même les apprentissages en groupe restreint seront renforcés.

Une meilleure communication entre l’équipe éducative et les parents d’élèves, sera mise en place sous la forme d’un livret scolaire unique numérique, du premier au second degré, permettant d’appréhender toutes les formes d’évaluation et d’assurer un suivi des acquis scolaires sans rupture. Une mallette d’aide au parent sera généralisée et un dispositif spécifi que d’aide aux parents étrangers sera instauré

Ces nouvelles modalités d’enseignement représenteront 20 % du temps des enseignants soit 4 à 5 heures par semaine.

Les équipes pédagogiques choisiront à l’intérieur de leurs programmes les contenus des pratiques interdisciplinaires. Le reste du temps servira à la détection des élèves en diffi culté et l’élaboration des projets communs. Pour ces nouvelles pédagogies, les enseignants seront accompagnés et formés. le chef d’établissement sera invité à s’appuyer sur les coordonnateurs de discipline (enseignant), par cycle ou par niveau, ceux-ci recevront une indemnité de 3 750 euros/an.

Un renforcement des effectifs par la création de 4 000 postes spécialement dédiés au travail en petit groupe sera réalisé.

NOS TRACTS

tract sur la reforme des colleges
Tract education priorite