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Les débuts de la 5ème république,
le creux de la vague

Charles de Gaulle arrive au pouvoir en 1958, et met en place une nouvelle constitution, instituant la 5ème république. L'attitude vis-à-vis du régime de Charles de Gaulle divise encore. Une minorité de la SFIO ainsi que d'autres élus de la gauche non communiste, comme François Mitterrand et Pierre Mendès France, se dressent contre le "coup d'État". Les minoritaires de la SFIO quittent le parti et fondent le Parti socialiste autonome, dirigé par Édouard Depreux et Alain Savary. En 1960, le PSA fusionne avec de petits mouvements de chrétiens de gauche et de dissidents communistes, l'Union de la gauche socialiste (Gilles Martinet, Claude Bourdet), Tribune du Communisme (Jean Poperen) pour former le Parti socialiste unifié (PSU).

François Mitterrand crée la Convention des institutions républicaines (CIR) avec Charles Hernu et Louis Mermaz en 1964, alors que la même année le mouvement syndical annonce son renouvellement : la CFTC se divise, aboutissant à la création de la CFDT sous l'impulsion d'Eugène Descamps. Cette période voit naître un grand nombre de clubs politiques de gauche, Club Jean Moulin, Vie Nouvelle (Jacques Delors)...

Les forces de gauche non communiste s’éparpillent.

À l'approche de l'élection présidentielle de 1965, Gaston Defferre, soutenu par le centre et le centre gauche, songe un moment à être candidat : la candidature de Monsieur "X" échoue du double fait du MRP et de la SFIO (échec de la "grande fédération"). Dès 1965, François Mitterrand et la CIR proposent une candidature de gauche non communiste. Un rassemblement s'opère avec la Fédération de la gauche démocrate et socialiste (FGDS) qui aboutit à la candidature de François Mitterrand. Il sera soutenu par le PCF, puis, à un degré moindre, par le PSU.

François Mitterrand obtient à la surprise générale 32 % des voix au premier tour, mettant ainsi de Gaulle en ballottage, puis 45 % des voix au second tour. En 1966, la FGDS publie son programme et passe avec le PCF un accord électoral de désistement au profit du candidat de gauche le mieux placé. Cet accord est efficace puisqu'il amène l'opposition à un siège de la majorité lors des élections législatives de 1967.

Les mouvements de mai 1968 affaiblissent toutefois la FGDS qui n'a pas su prendre en charge les interrogations du moment. Après l'échec du référendum et le départ de De Gaulle en 1969, le nouveau Parti socialiste désigne Gaston Defferre comme candidat à la présidence de la République. L'échec du tandem formé par Gaston Defferre et Pierre Mendès France (un peu plus de 5 % des voix, tandis que Michel Rocard, alors candidat du PSU obtient 3,6 % des voix) précipite la recomposition du parti. Le PS s'élargit à Issy-les-Moulineaux puis Alfortville: formé de la SFIO (Guy Mollet, Pierre Mauroy, Gaston Defferre, Jean-Pierre Chevènement) de l'Union des clubs pour le renouveau de la gauche (Alain Savary) et de l'Union des groupes et clubs socialistes (Jean Poperen), il fait de l'unité de la gauche un axe politique.

Mai 1968
2nd tour des présidentielles 65
affiche 1965
Article sur François Mitterrand

François Mitterrand

Article sur Pierre Mendès France

Pierre
Mendès France

Article sur Edouard Depreux

Edouard Depreux

Article sur Alain Savary

Alain Savary

Article sur Gilles Martinet

Gilles Martinet

Article sur Claude Bourdet

Claude Bourdet

Article sur Jean Poperen

Jean Poperen

Article sur Charles Hernu

Charles Hernu

Article sur Louis Mermaz

Louis Mermaz

Article sur Gaston Defferre

Gaston Defferre