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De la scission, à la Seconde Guerre mondiale

Une majorité de gauche à l'Assemblée, appelée Cartel des gauches est au pouvoir entre 1924 et 1926. La SFIO et les radicaux sont majoritaires au palais bourbon. Les socialistes pratiquent soutiennent le gouvernement sans y participer. Jusqu'au Front populaire, la SFIO de Léon Blum est un parti ni franchement réformiste ni réellement révolutionnaire. La pratique du pouvoir suscite encore la méfiance.

L’existence du droit de tendances, contrairement au PCF, entraîne l’adhésion à la SFIO de certains courants venus de l’opposition communiste : le groupe « Le Combat Marxiste », ainsi que certains trotskistes, rejoignent ainsi le parti.

L'offensive de la droite et la menace fasciste, à partir de 1934, recréent les conditions d'un mouvement populaire autour de la gauche, qui avec le changement d'orientation décidé par l'Internationale communiste, laisse présager l'unité d'action retrouvée entre les “camarades” communistes et socialistes. Cette union se concrétise le 14 juillet 1935 au cours d'une cérémonie où des délégués de toute la France prêtent le serment du rassemblement populaire. Le Front populaire constitue surtout un grand mouvement défensif qui a regroupé socialistes, communistes, radicaux et syndicalistes de la CGT réunifiée depuis mars 1936, auxquels il faut ajouter quelques associations de gauche à l'image de la Ligue des droits de l'homme.

Après les élections victorieuses de mai 1936, une grève générale spontanée permet d'obtenir un large ensemble de réformes sociales (augmentation des salaires, conventions collectives, congés payés, semaine de 40 heures au lieu de 48, etc.). Le gouvernement dirigé par Léon Blum se constitue en juin 1936. Les difficultés économiques et les rigidités de l'appareil de production amènent le gouvernement à pratiquer une « pause » dans les réformes sociales. La question de l'intervention dans la guerre d'Espagne divise au sein des socialistes, tandis que les premières réformes étant réalisées, le soutien des radicaux faiblit.

Une autre vision du Front Populaire et des événements qui l’accompagnèrent, affirme que ces derniers et notamment la grève générale ont mis en péril le Front Populaire et ont raccourci la durée de vie de la majorité de gauche.

Les derniers mois du gouvernement Blum voient une dégradation de la situation. Mis en minorité devant le Sénat en juin 1937, le gouvernement démissionne. Le Front populaire survit difficilement, la conférence de Munich et l'échec de la grève de novembre 1938 signent son implosion définitive.

La SFIO sort exsangue et divisée de ces deux années, perdant même sa position d'organisation dominante au sein du mouvement ouvrier français au profit du Parti communiste français. De plus plusieurs milliers de militants de la gauche du parti (autour de Marceau Pivert), et en particulier des jeunes, sont exclus en 1938 et fondent un autre parti : le Parti socialiste ouvrier et paysan (PSOP).

La défaite de 1940 voit le désarroi de la SFIO et seule une minorité du groupe parlementaire de la Chambre (80 parlementaires) autour de Léon Blum, refuse les pleins pouvoirs à Pétain le 10 juillet 1940. Toutefois, ce groupe comporte presque tous les dirigeants socialistes de l'époque, et les sénateurs socialistes votent non en majorité.

une de l'humanité victoire du Front Populaire
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